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Coprosain S.C.
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Articles de presse

Sudpresse : « Fier de faire autre chose » (18/10/2015)

Coprosain est une coopérative d’agriculteurs qui rassemble 45 producteurs différents

 
Ce jeudi, une dizaine d’agriculteurs de la coopérative « Coprosain » s’était donné rendez-vous à Ath pour défendre leur profession face « à la course à l’agrandissement et à l’endetteent » qui frappe l’agriculture traditionnelle. Leur modèle à eux, c’est un circuit court où le fermier définit lui-même ses prix, privilégiant la qualité et non la quantité.
Qu’est-ce qui motive des producteurs laitiers athois, des horticulteurs ellezellois ou lessinois, un éleveur bovin péruwelzien, ou encore un chevrier enclusien à se rassembler dans une coopérative comme « Coprosain » ?

Leur volonté de « montrer qu’il existe un autre type d’agriculteur » selon Paul Vankeerberghen, directeur général de l’association qui rassemble 45 producteurs travaillant sur de « petites » exploitations (de 2 à 80 ha) et produisant pour le circuit court principalement. « Un modèle d’agriculture différent, basé sur d’autres valeurs que la course à l’agrandissement et à l’investissement et donc à l’endettement pour nos jeunes agriculteurs », résume l’homme.

« Il y a 40 ans, Jean Frison et quelques agriculteurs ont eu l’idée, utopique à l’époque ; de concevoir l’agriculture autrement », rappelle le directeur général de Coprosain. Naissait ainsi « Agrisain », premier groupement du genre et genèse de la coopérative actuelle. « Agrisain n’est pas né d’un coup de baguette magique », reprend le membre fondateur.
« A l’époque, on travaillait déjà dans la région sur deux problèmes : contre l’expropriation des domaines agricoles, notamment avec l’A8 et le TGV. Et aussi pour le regroupement de petits producteurs de lait qui ne se sentaient déjà pas respectés à l’époque ».

Depuis le marché d’Ath, où ces précurseurs se sont d’abord retrouvés en ayant mis en œuvre leurs propres critères de production – « la grande ligne de conduite était d’avoir une exploitation mixte où on travaille la terre, qui va nourrir les animaux de la ferme » explique Jean Frison – on a franchi les étapes jusqu’à arriver aujourd’hui à 45 producteurs regroupés dans la coopérative Coprosain. Des agriculteurs qui travaillent dans des domaines très variés (voir portraits).

« 55% de notre chiffre d’affaires est représenté par le viandier », note Paul Vankeerberghen. «  Mais on a également des produits frais, légumes bio, produits laitiers, une boulangerie… Avec une fierté, le fait que Coprosain fasse vivre 50 familles ».

Les 45 producteurs et 45 salariés travaillent en effet dans la même optique. Leurs produits sont vendus dans les différents magasins de la coopérative (il existe trois de ces points appelés « comptoirs fermiers » en Wallonie, dont un en Wapi, rue de l’Abbaye à Ath), bien que certains fassent également de la vente directe.
Tous sont en tout cas opposés à la direction que prend actuellement l’agriculture traditionnelle. Ce jeudi, jour de rassemblement pour une dizaine d’entre eux à Villers-Saint-amand, ils avaient ainsi en tête les négociations politique qui se trament à Bruxelles. Des discussions qui menacent leur profession selon eux, faute au « TAFTA », un accord de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.

« Aujourd’hui est un jour particulier car avec ce traité transatlantique, on va encore plus mettre en concurrence les producteurs par l’abaissement notamment des normes sanitaires. C’est une catastrophe pour le consommateur, qui va avoir des produits traités au chlore désinfectés, pour faire plaisir à l’AFSCA… », relève Philippe Duvivier, président de la F.U.G.E.A, le syndicat qui veut « défendre une agriculture paysanne à taille humaine et aussi de plus en plus autonome. Ici, on propose des produits du coin, sains ; et privilégiant la qualité gustative ».
« Je suis fier de livrer une autre viande que celle qui vient ‘’…’’ Flandre », résume aCharles ‘’…’’ producteur de porcs en circuit ‘’…’’. « Pourtant, il y a 20 ans, ‘’…’’ pu prendre la décision de faire ‘’…’’ élevage de 5000 porcs ». ‘’…’’ de choix donc, même si ces agriculteurs sont conscients qu’il ‘’…’’ aussi de grosses exploitations « pour nourrir la population »…
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