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Julien et Daniel Raucq

Adresse:
Raucq Julien et Daniel - Renard Monique GR
Rue d'Herchies, 4
7870 Lens
TVA : 543.385.684
CBC : BE65 7320 31849696
Tél: 065/22.97.79


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Type des produits:
Lait bio, beurre bio, fromages à pâte dure bio

Description:
Raucq Julien et Daniel et Renard Monique , producteurs de produits laitiers reconverti au bio depuis 2008.
L'alimentation des vaches de la famille Raucq est basée sur l'herbe pâturée ou sous ses différentes formes (préfané, foin, ensillage d'herbes), ce qui apporte aux produits une plus grande richesse en Oméga-3 et CLA.
"Système laitier en autonomie fourragère complète"

« Témoignage de Daniel Raucq lors du colloque Nature et Progrès « Agriculture Biologique et changements climatiques» de février 2010. »

Je vis à Lens, village hennuyer situé entre Ath et Mons. J’y exploite avec mon épouse et mon fils une ferme laitière de 45 hectares, actuellement en reconversion vers l’agriculture biologique. J’ai 43 vaches laitières, qui produisent 320 000 litres de lait, dont la plus grande partie part en laiterie. Le reste est transformé en beurre et en fromage vendus à la ferme. Cette production laitière est autonome depuis plus de dix ans : nous produisons nous-mêmes l’intégralité de l’alimentation pour notre bétail. Notre système fourrager est principalement basé sur la pairie permanente pâturée : nos vaches sont au pâturage depuis le début mars jusque la fin novembre, voire plus tard si possible, et sont complémentées par les céréales produites à la ferme. Nos prairies sont à base de trèfle blanc et de ray-grass anglais.

Les 21 hectares de prairies permanentes qui entourent la ferme ont été découpés en 40 parcelles, sur lesquelles les vaches effectuent des rotations rapides. Elles y sont suivies par les génisses et les vaches taries. On peut considérer que les vaches séjournent environ un jour et demi par parcelle. Les laitières prélèvent l’herbe la plus riche, qui est équilibrée et qui est présente en abondance. Entre deux pâturages, on accorde un temps de repos aux prairies d’une durée de cinq à sept semaines,

c’est à dire le temps nécessaire pour obtenir le maximum d’herbe feuillue, riche et équilibrée. C’est aussi le temps nécessaire pour que les graminées aient constitué suffisamment de réserves pour « repartir » facilement après un pâturage.

L’avantage de conduire les vaches au pâturage est vraiment multiple. D’abord, la vache fait tout le travail elle-même : elle récolte le fourrage et elle épand les effluents d’élevage. Les tâches de récolte et de distribution ne nous incombent pas à nous, les exploitants. Ni, d’ailleurs, l’épandage des effluents. Par ailleurs, une prairies permanentes signifie qu'on ne doit jamais labourer ni ressemer. Là aussi, des économies importantes d’énergie fossile et de temps sont à la clé. La fumure azotée des prairies est fournie par les légumineuses : cela nous permet de ne pas épandre d’engrais azotés. Nos prairies ne reçoivent évidemment aucun traitement chimique. Elles ont un taux d’humus très important et constituent, à ce titre, d’importants stocks de CO2. Si demain, on devait les retourner pour y installer des cultures, on émettrait beaucoup de CO2 dans l’atmosphère. L’alimentation hivernale est basée sur les foins et pré fanés, issus des luzernes et des prairies temporaires de fauche (à base de légumineuses et de graminées).

L’alimentation concentrée est faite d’un mélange triticale/avoine/ pois produit sur la ferme. L’apport de ces grains permet d’avoir une bonne production laitière. La production de ces concentrés exige peu ’intrants. Ce sont des mélanges étouffants : le sol est maintenu propre. Enfin, la production locale permet de réduire fortement le transport, de même que la consommation d’énergie fossile qui y est liée. La fertilisation du sol se fait par l’apport du fumier de la ferme composté et du lisier. Ce compost apporte aux plantes de l’azote, du phosphore, de la potasse, du calcium, du magnésium, notamment.

Mais il apporte aussi de la matière organique au sol. Celle-ci va être digérée par les micro-organismes, notamment les vers de terre qui vont, d’une façon naturelle et sans le moindre intrant, ameublir le sol et l’enrichir grâce à leurs déjections. Le compost stimule la vie du sol. L’intérêt de travailler avec des prairies permanentes et temporaires ne se limite pas à tout ce qui précède. Celles-ci permettent également de produire de grandes quantités d’aliments riches en énergie, en protéines et en éléments minéraux. A titre d’exemple, un hectare de prairie peut produire 2.000 kilos de protéines, alors qu'un hectare de soja n’en produit que 900. Cela nous permet d’être totalement autonomes en protéines : pas d’achat de soja, souvent utilisé en complément du maïs (pas de transport, une fois de plus). Enfin, pas de participation à la déforestation de l'Amazonie, ni d’utilisation d’OGM.

La qualité de nos prairies, de nos foins et de nos céréales nous permet d’avoir une productivité annuelle de plus de 7.000 litres par vache. En plus, nos vaches font de nombreuses lactations (à l’inverse des vaches nourries uniquement de maïs et de soja, qui se fatiguent plus vite), on les remplace donc moins souvent. Nous élevons ainsi moins de génisses et diminuons de ce fait notre impact sur l’environnement.

Des inconvénients sont toutefois à signaler. Il faut prévoir des clôtures légères et solides et de petits chemins d’accès pour éviter les bourbiers en période humide. Notons que nous n’avons obtenu aucune aide publique pour ces prairies, alors que les cultures de maïs fourrager ont été fortement subventionnées. La création de la prime unique basée sur une référence historique (années 2000, 2001, 2002) a instaurée un système inéquitable de versement des aides aux producteurs. Une réforme est en cours ; il serait bon de la mettre à profit pour soutenir la prairie. Cela reviendrait à donner un signal clair et fort en faveur d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Article en lui-même :

Une ferme laitière, comme toute exploitation d’élevage, peut avoir des caractéristiques très différentes, d’un élevage quasi hors sol important beaucoup de protéines à une production purement herbagère plus autonome, en passant par des systèmes plus complexes de polyculture élevage. Les implications sur la qualité des produits, le paysage, mais aussi sur les dépenses énergétiques et l’effet potentiel sur le réchauffement climatique sont évidents.

La région wallonne est assez exemplaire de cette diversité. Mais comment comparer ces systèmes dans leur efficacité énergétique, économique et leur durabilité ?

Depuis plusieurs années, Nature & Progrès mène une réflexion sur la problématique du double défi posé à l’agriculture par le changement climatique: l’atténuation d’une part, l’adaptation aux aléas climatiques en augmentation d’autre part. On évalue en effet à 9% la contribution directe du secteur agricole aux émissions de gaz à effet de serre (GES) en Belgique; mais si l’on prend en compte l’ensemble des GES émis pour produire nos aliments, tant en amont qu'en aval de la production, le bilan s’élève à un quart, voire un tiers des émissions totales selon les estimations. De même, les dégâts que les événements climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses,…) appelés à devenir de plus en plus fréquents, ont causés ces dernières années aux cultures implantées sur des sols qui ne retiennent plus l’eau, montrent la nécessité de revoir nos systèmes de production. Intimement convaincue que l’agriculture biologique, de par ses bonnes pratiques agricoles, apporte des solutions crédibles et réalistes pour faire face à ce double défi, Nature & Progrès organisait en février 2010 le colloque « agriculture biologique et changement climatique » afin de poser les bases scientifiques du débat.

Suite au succès de cette journée, et dans un souci de consolider les acquis du colloque, Nature & Progrès a souhaité revenir de manière plus approfondie sur le témoignage de Daniel Raucq, producteur laitier dans le Hainaut, qui nous avait alors exposé les bonnes pratiques agricoles qu’il met en œuvre et qui permettent de limiter les émissions de GES au niveau de son exploitation tout en conservant un système viable et même plus compétitif et efficace que la moyenne des exploitations comparables en Wallonie. L’objet de cette étude, menée en étroite collaboration avec différents partenaires, intervenants lors du colloque ou non, est de décrire le système de production mis en place sur la ferme Raucq et de comparer ses performances avec les références régionales existantes en termes de limitation des émissions de GES, mais également en termes de durabilité, et plus précisément de charge de travail et de viabilité économique. Il semblait important aussi de fournir un document concret sur un système en autonomie fourragère. En effet, peu d‘effort sont encore réalisés en Région Wallonne dans cette direction, en comparaison avec d’autres régions françaises ou allemandes par exemple (réseaux herbe, système Voisin et méthode Pochon largement appliquées). Il est temps de lancer cette réflexion et d’avancer dans la pratique.

Concrètement dans le cadre de cette étude, ont été réalisés un bilan énergétique ou bilan « PLANETE », des analyses de sols et un bilan nitrate. Au niveau de la durabilité du système, une analyse IDEA aété mise en œuvre ainsi qu’un bilan travail INRA-institut de l’élevage et une analyse économique.

Toutes les données ainsi obtenues ont été comparées avec des bases de données régionales.

Une brochure d’une vingtaine de pages synthétisant les résultats de cette étude de cas a été réalisée le mois passé. Elle est disponible pour toute personne intéressée, et sera officiellement présentées le 10 juin à 14h à la ferme Raucq, dans le cadre de la semaine Bio. Adresse du jour : 4 rue d'Herchies à 7870 Lens. Programme : présentation de l'étude, séance de question-réponses, dégustation de produits de la ferme et visite (fin aux alentours de 16h). Informations au 081/32.30.56


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